Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2020, à Ambrières, dans la Marne, Jean-Louis Leroux, agriculteur, est réveillé par l’alarme de son exploitation.
Il est une heure quarante du matin. Des intrus se sont introduits dans sa fe
Pour Jean-Louis, c’est une nouvelle nuit d’angoisse. Une de plus après des années de cambriolages, de vols de carburant et d’intrusions sur ses terres.
Entre 2015 et 2020, cet agriculteur a déposé pas moins de 17 plaintes pour vol, dont la dernière la veille même des faits !
Il a également investi près de 10 000 euros dans un système de vidéosurveillance pour protéger son exploitation.
Mais rien n’y fait. Les voleurs reviennent toujours.
Une nuit qui va bouleverser sa vie
Cette nuit-là, trois individus pénètrent sur sa propriété.
Jean-Louis prévient les gendarmes, appelle son frère, puis prend son fusil de chasse et se rend sur place pour tenter de faire fuir les intrus.
Imaginez un instant la situation : il fait nuit noire, plusieurs individus se trouvent sur son exploitation et Jean-Louis ignore comment ils vont réagir.
Selon le récit de sa défense, les trois hommes l’encerclent lorsqu’il leur ordonne de s’arrêter.
Craignant d’être agressé, Jean-Louis tire une première fois en l’air, puis une seconde fois, sans épauler son arme.
Un jeune homme de 19 ans est blessé.
Ses deux compagnons prennent la fuite et l’abandonnent sur place. Jean-Louis lui porte les premiers secours avec l’aide des gendarmes arrivés quelques minutes plus tard.
Le blessé survivra.
Six années d’angoisse, puis une condamnation
Une enquête est ouverte. Pendant six longues années, Jean-Louis doit affronter interrogatoires, reconstitutions et convocations judiciaires, tout en continuant à faire vivre son exploitation.
Le 24 septembre 2026, le verdict tombe.
CINQ ANS DE PRISON, DONT UN AN FERME !
Jean-Louis est condamné alors qu’il affirme avoir agi pour se protéger d’individus introduits de nuit sur sa propriété.
Et les trois intrus ?
Selon les éléments rapportés par La France Rebelle, deux ont été condamnés à deux et quatre mois de prison avec sursis, et le troisième à dix mois avec sursis probatoire.
Aucun n’a été condamné à de l’emprisonnement ferme.
Cette différence de traitement suscite une profonde incompréhension, notamment dans le monde agricole.
Le jour du procès, des centaines d’agriculteurs sont venus soutenir Jean-Louis Leroux.
Car beaucoup connaissent cette angoisse : celle de retrouver leur matériel volé, leurs bâtiments visités, leurs installations dégradées, sans parvenir à mettre un terme aux intrusions.
Un agriculteur doit-il subir les vols sans pouvoir protéger son exploitation ?
Nous ne prétendons pas que le droit de propriété autorise à faire usage d’une arme contre un voleur.
Un coup de feu peut avoir des conséquences dramatiques. La justice doit examiner les circonstances, la nécessité et la proportionnalité de toute réaction.
Mais nous refusons également que soient oubliées les circonstances dans lesquelles Jean-Louis Leroux a agi : les intrusions répétées, les nombreuses plaintes, l’heure nocturne et la confrontation avec trois individus.
Jean-Louis a fait appel de sa condamnation. Il demande que la légitime défense, écartée en première instance, soit reconnue.
Sa situation mérite un examen complet et équitable.
Nous, signataires, demandons :
1 Que la juridiction d’appel examine pleinement les circonstances de légitime défense invoquées par Jean-Louis Leroux, notamment le comportement des intrus, leur nombre et le danger qu’il affirme avoir ressenti.
2 Que les dix-sept plaintes déposées entre 2015 et 2020 soient prises en considération, afin d’apprécier le contexte d’insécurité dans lequel vivait cet agriculteur.
3 Que la proportionnalité des peines prononcées soit réexaminée en appel, au regard de l’ensemble des circonstances et des responsabilités établies.
4 Que les pouvoirs publics renforcent la protection des exploitations agricoles contre les vols, les cambriolages et les intrusions répétées.
5 Qu’un débat national soit engagé sur les moyens légaux dont disposent les agriculteurs pour protéger leurs biens et leur sécurité, sans avoir à se mettre eux-mêmes en danger.
Ne laissons pas Jean-Louis Leroux affronter seul cette épreuve !
Derrière Jean-Louis, il y a tous ces agriculteurs qui se lèvent tôt, travaillent sans compter leurs heures et font vivre nos campagnes.
Ces femmes et ces hommes qui nous nourrissent doivent pouvoir exercer leur métier en sécurité.
Signer cette pétition, ce n’est pas demander l’impunité pour Jean-Louis Leroux. C’est demander que sa situation soit jugée en tenant pleinement compte des circonstances dans lesquelles il a agi.
La France ne peut pas se résigner à voir ses agriculteurs vivre dans la peur des cambriolages et des intrusions.
SIGNEZ CETTE PÉTITION POUR DEMANDER UN EXAMEN ÉQUITABLE DE L’AFFAIRE JEAN-LOUIS LEROUX ET UNE MEILLEURE PROTECTION DE NOS AGRICULTEURS !
Philippe Gibelin
Président de La France Rebelle
Jean-Louis a également besoin de votre soutien.
Son appel entraînera de nouveaux frais de justice. La France Rebelle se mobilise pour l’aider à financer sa défense.
Vous pouvez prolonger votre signature par un don pour soutenir Jean-Louis Leroux dans son combat judiciaire.
JE FAIS UN DON POUR JEAN-LOUIS LEROUX
https://la-france-rebelle.fr/faire-un-don/
Objectif : 10000 signatures
Ursula
a signé la pétition
il y a 3 heures
Isabelle
a signé la pétition
il y a 7 heures
Pierrick
a signé la pétition
il y a 7 heures
Vezzaro
a signé la pétition
il y a 8 heures
Victoria
a signé la pétition
il y a 8 heures
Marie Ange
a signé la pétition
il y a 8 heures
Jan
a signé la pétition
il y a 8 heures
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