Le 27 août 2026, à Cormeilles, petit village de l’Oise d’environ 400 habitants, Maxime, ouvrier paysagiste de 54 ans au casier judiciaire vierge, entend des bruits suspects chez son voisin, absent. Le village vient de connaître une vague de cambriolages. Il sort vérifier, muni de son fusil de chasse.
Il surprend plusieurs individus sur la propriété. Selon sa version et celle de son avocat, Me Guillaume Demarcq, il tire vers le sol pour les faire fuir. Les individus s’enfuient. L’un d’eux, un jeune homme de 21 ans, est blessé par des plombs qui ricochent sur le sol, notamment au buste. Ses complices l’abandonnent une trentaine de kilomètres plus loin, à Assainvillers, dans la Somme. Ce sont les habitants de ce village qui lui portent secours et alertent les gendarmes.
Le soir même, Maxime est interpellé, placé en garde à vue 48 heures, puis mis en examen pour tentative de meurtre. Il est aujourd’hui sous contrôle judiciaire strict. Il encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.
Maxime reconnaît avoir tiré. Il nie avoir voulu tuer. Son avocat le rappelle : chasseur depuis quarante ans, il maîtrise parfaitement son arme. Selon la défense, le pronostic vital de l’homme blessé n’a jamais été engagé. Le jeune homme nie pour sa part être un cambrioleur, alors que la maison du voisin a bien été fracturée.
Nous ne demandons pas que la justice ferme les yeux. Tirer avec une arme à feu n’est jamais anodin. Nous demandons que les faits soient jugés pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’ils ne sont pas.
Aujourd’hui, l’homme qui a voulu protéger la maison de son voisin est traité comme un assassin en puissance. Les individus surpris sur place, ceux qui ont abandonné un blessé sur la chaussée, restent dans l’ombre de cette qualification extrême. C’est cette inversion qui scandalise.
Nous, signataires, demandons :
Signer cette pétition, ce n’est pas dire que tout coup de feu est légitime. C’est dire qu’un homme qui a voulu faire déguerpir des individus surpris chez son voisin n’est pas, a priori, un meurtrier.
Maxime n’est pas seul. Derrière lui, il y a tous ceux qui se demandent : « Et moi, qu’aurais-je fait ? »
Signez pour que la vérité des faits soit rétablie, et pour que la justice cesse de confondre un tir d’effarouchement contesté avec une tentative de meurtre.
Philippe Gibelin
Président de NCI France rebelle
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