Une plainte visant un tweet d’Alice Cordier révèle une dérive grave de l’État et de la justice françaises. Des associations proches des Frères musulmans se portent parties civiles, et la justice leur ouvre la porte.
À la suite d’un tweet publié par Alice Cordier lors de la fête de l’Aïd, dans lequel elle dénonçait l’islamisation de la France, le procureur de la République engage des poursuites. Dans cette affaire, deux associations se constituent parties civiles : Étudiants Musulmans de France (EMF) et le Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), anciennement CCIF.
Le CCIF a été dissous par décret du ministre de l’Intérieur le 2 décembre 2020. Gérald Darmanin l’a qualifié dès octobre 2020 d’« officine islamiste ». Le ministère de l’Intérieur lui reprochait la promotion d’un islam radical et son implication dans la campagne de haine ayant ciblé l’enseignant Samuel Paty, assassiné. Le CCIF s’est également opposé à plusieurs reprises à la loi sur le séparatisme. Malgré sa dissolution et son interdiction en France, le collectif poursuit ses actions sous le nom de CCIE.
Cette procédure judiciaire intervient alors même que l’Assemblée nationale a récemment voté l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.
Depuis sa dissolution, le CCIE s’illustre par des prises de position constantes en faveur de prédicateurs islamistes. En juillet 2022, il apporte son soutien à l’imam Mehdi Bouzid, de la mosquée de Gennevilliers, après que Gérald Darmanin a signalé à la préfecture des Hauts-de-Seine un prêche qualifié de « très vindicatif ». Une note ministérielle mentionne des propos contraires à l’égalité entre les femmes et les hommes. L’imam affirme notamment que les femmes « manquent de pudeur » et sont « habitées par le démon », visant celles qui publient sur les réseaux sociaux des contenus liés au maquillage ou à des tenues mettant en valeur leurs formes.
Le CCIE dénonce également l’arrêté d’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen, à qui le ministère de l’Intérieur reproche « un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination, et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ». Hassan Iquioussen déclare notamment : « Chez nous, un traître collabo on lui met douze balles dans la tête ». Il qualifie les Juifs d’« avares et usuriers » et les décrit comme « le top de la trahison et de la félonie ». Il affirme aussi à destination des hommes : « Ne t’isole jamais avec une femme », et qualifie les attentats de « faux problèmes ». Il revendique publiquement son appartenance aux Frères musulmans, auxquels il a prêté allégeance.
En 2023, le CCIE s’oppose encore à l’interdiction du port de l’abaya à l’école, décidée par le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal.
La seconde association partie civile, Étudiants Musulmans de France (EMF), est membre du Forum of European Muslim Youth and Student Organisations (FEMYSO). Ce réseau est décrit par la chercheuse Florence Bergeaud-Blackler comme une émanation jeune et transnationale de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE), structure proche des Frères musulmans. L’association Humani’Terre, visée par une enquête préliminaire pour financement du terrorisme, entretient par ailleurs des liens étroits avec l’EMF.
Nous dénonçons une situation dans laquelle la justice française accepte comme parties civiles des structures liées à des réseaux islamistes, alors même que l’État reconnaît la menace que représentent les Frères musulmans.
La liberté d’expression recule, tandis que les relais d’un islam politique radical gagnent du terrain institutionnel.
Objectif : 10000 signatures
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Eric
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Paul
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Marie-Calixte
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Sophie
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Hortense
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